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Rosier

Rosa

Le Rosier, ou Églantier, est un genre de plantes, le genre Rosa de la famille des Rosacées (Rosaceae). Originaires des régions tempérées et subtropicales de l'hémisphère nord.

Description

Ce sont des arbustes et arbrisseaux sarmenteux et épineux. Suivant les avis souvent divers des botanistes, le genre Rosa comprend de 100 à 200 espèces qui s'hybrident facilement entre elles.

Les rosiers comprennent une telle diversité de races et de variétés, que l’on cultive en outre sous diverses formes, qu’ils se prêtent au jardin à des emplois multiples et jouent en conséquence un rôle capital dans sa décoration. Voici un résumé des différents aspects sous lesquels peuvent se présenter les rosiers et citation de quelques variétés types parmi les dizaines de milliers connues.

Culture

Les rosiers sont peu exigeants sur la nature du sol quoiqu’ils marquent une réelle préférence pour les bonnes terres argilo-siliceuses, riches, profondes et fraîches, où ils deviennent particulièrement vigoureux et florifères. Ils ne redoutent de façon catégorique que les terrains : fortement calcaires sablonneux, maigres et secs — très glaiseux et imperméables.

La plantation des rosiers se fait dans d’excellentes conditions de novembre au début d’avril, sauf, bien entendu, durant les périodes de gelées ou lorsque le sol est trop détrempé.

Ils se plaisent en situation ensoleillée et aérée (sauf les rosiers grimpants remontants à grandes fleurs, qui affectionnent l’abri des murs).

Les principaux soins que réclament les rosiers en dehors de la taille

1° La suppression des gourmands (ou drageons, ou rejets).

Ces gourmands sont des pousses émises par l’églantier sur lequel le rosier est greffé. Il est indispensable de les supprimer sous peine de les voir acquérir un développement très important au détriment du rosier, qui dépérit peu à peu.

Les rejets d’églantier se distinguent par les aspects du feuillage et des épines, toujours très différents de ceux du rosier.

La suppression des gourmands exige une surveillance constante. Elle se fait au sécateur ou parfois à l’aide de ia bêche.

2° La suppression des fleurs fanées.

Cette suppression doit se faire aussitôt après que la fleur est passée en rabattant la tige qui la porte à 1/2 cm au-dessus de la première belle feuille située au-dessous de la fleur et munie à son aisselle d’un œil bien apparent et bien formé.

3° Quelques poudrages ou pulvérisations contre les parasites.

En particulier contre les pucerons, à partir d’avril : produits à base de lindane, de nicotine, de parathion ou de malathion. Contre le « blanc » à partir de mai : produits à base de soufre ou de karathane. Contre les maladies des taches noires et de la rouille, à partir de la fin de la première floraison : produits à base de sels de cuivre ou de zinèbe, manèbe, mancozèbe ou dichlone.

Taille

Les rosiers buissons et rosiers tiges doivent être taillés chaque année dans le courant de la deuxième quinzaine de mars. Cette taille est proportionnée à la vigueur de chaque arbuste. Elle a pour but d’éliminer une partie du vieux bois afin d’assurer le rajeunissement permanent de la touffe sans lui laisser prendre un développement qui serait souvent inopportun pour l’esthétique du jardin.

Après la suppression du vieux bois, les rameaux conservés sont taillés au-dessus de deux à cinq ou six yeux, les rameaux les plus vigoureux étant taillés plus longs, les moins vigoureux plus courts (la ps ronge est celle qui laisse subsister sur le rosier une plus grande longueur de rameau).

Il y a en outre intérêt à choisir l’œil au-dessus duquel on taille, en position telle qu’il donne naissance à un bourgeon qui élargira la touffe ou la régularisera.

Les rosiers grimpants remontants sont, eux aussi, taillés en fin d’hiver, généralement un peu plus tôt, début mars par exemple.

Ici encore, on procède à un rajeunissement par suppression d’une partie du vieux bois. Les jeunes rameaux choisis pour renouveler la charpente sont à peine raccourcis mais palissés en éventail dans des positions obliques ou voisines de l’horizontale. Enfin, les ramifications secondaires sont sévèrement raccourcies.

Quant aux rosiers grimpants non remontants, ils ne doivent être taillés qu’en juillet, lorsqu’ils ont fini de fleurir. On conserve toutes les jeunes pousses les plus vigoureuses, tandis qu’on supprime au contraire toute la partie du vieux bois, qui n’est pas absolument indispensable, pour arriver à garnir le sommet du pylône, du portique ou de la pergola. Les branches qui viennent de fleurir disparaissent en partie avec l’élimination du vieux bois. Sur celles que l’on conserve, on supprime toutes les inflorescences fanées.

Multiplication

Par greffage principalement, bouturage, par semis pour des nouvelles variétés.

Emplois

Les Rosiers arbustes sont habituellement plantés sur des pelouses, soit en sujets isolés, soit par groupes dont les individus peuvent être espacés de deux ou trois mètres environ les uns des autres.

Ils sont décoratifs par leur floraison principale (mai-juin suivant les variétés) et

souvent par leur floraison d’été et d’automne, appréciable, quoique moins importante, et encore, pour plusieurs d’entre eux, par leur fructification.

Les Rosiers buissons, autrefois appelés rosiers nains, sont ceux dont le rôle au jardin est le plus important. On les utilise généralement en plates-bandes ou en groupes naturels, dans lesquels les sujets sont plantés à raison de 6 à 9 au m° suivant la nature du sol et la vigueur des variétés choisies. Il y a toujours avantage au point de vue décoratif à ne planter qu’une seule variété par plate-bande ou groupe. Les variétés à grandes fleurs sont évidemment les plus séduisantes, mais les polyanthas assurent une décoration plus constante et très brillante.

Les Rosiers miniatures sont d’un emploi plus limité. Ils trouvent leur place dans les rocailles, en bordures et dans la culture en pots.

Les Rosiers grimpants remontants à grandes fleurs conviennent particulièrement à la décoration des murs et des façades ensoleillées. L’écartement à respecter entre les sujets varie évidemment suivant la hauteur et la surface à garnir (entre 2 et 5 m environ). :

Les Rosiers grimpants non remontants préfèrent les motifs de plein air : pergolas, pylônes, portiques, troncs d’arbres, quoiqu’ils réussissent le long des murs ombragés, en particulier :

« Albéric Barbier » blanc crème et « Paul’s scarlet climber » rouge.

Quant aux variétés, la plupart récentes, de grimpants remontants à petites fleurs, ce sont les meilleures pour guirlandes et elles sont aussi recommandées pour les pylônes ou portiques de moyennes dimensions.

Les rosiers sur tiges sont moins employés qu’autrefois alors qu’ils dominaient habituellement les plates-bandes et corbeilles régulières, de compositions fort savantes, que l’on plantait de plantes estivales chaque année en mai-juin.

Aujourd’hui, on les dispose dans des plates-bandes de rosiers buissons, dont ils rehaussent le relief. On les plante alors sur le rang central (à raison d’un rosier tige pour trois ou quatre buissons) s’il s’agit d’une plate-bande isolée ou sur le rang du fond dans les plates-bandes adossées.

Ces rosiers tiges peuvent appartenir à la même variété que ceux de la plate-bande qu’ils surmontent, ou au contraire à une variété différente, réalisant avec elle une heureuse opposition de coloris, jaune sur rouge par exemple.

Les rosiers pleureurs doivent être dispersés sur les pelouses comme les rosiers arbustes en les distançant les uns des autres de 3 à 5 m.

Autres variétés

ROSIERS EN TOUFFES

Ce sont tous ceux qui, ramifiés dès le niveau du sol, forment des « touffes érigées » plus ou moins élevées.

ROSIERS ARBUSTES :

Ils forment de fortes touffes dépassant 1 m à 1,30 m de hauteur et pouvant atteindre, pour certaines espèces, jusqu’à 2 m et 2,50 m.

« Blanc double de Coubert », « Cappa Magna » rouge, « Conrad F. Meyer » rose, « Nevada » blanc, « Roseraie de l’Hay » rouge violacé, « Wilhelm » rouge sang. ROSIERS BUISSONS :

Ils constituent des touffes plus ou moins ramifiées mesurant 0,30 m à 1,20 m de hauteur. Ils comprennent plusieurs catégories.

À grandes fleurs uniflores.

Ils produisent de vraies roses, bien doubles, bien formées (on dit qu’elles sont galbées), généralement portées lors de la floraison principale, en juin, par des pédoncules uniflores. « Agerra » rose saumoné, « Antigone » jaune teinté rose, « Champs-Élysées » rouge, « Grand Trianon » un magnifique corail rosé, « Interflora » rose orangé, « Maryse Kriloff » rouge orangé, « Parly 2 » rose, « Silva » rose saumoné teinté de rose de carthame, « Sissi » mauve bleuté, « Mme Meilland » jaune et rose.

À grandes fleurs groupées.

D’’assez nombreuses nouveautés de ces dernières années produisent des roses analogues aux précédentes, souvent un peu moins grosses cependant, qui, même en première floraison, sont groupées par trois ou cinq ou parfois davantage, sur des pédoncules ramifiés. « Dolce Vita » rose saumoné, « Imperator » rouge velouté, « Mme Hilda Heinemann » rouge écarlate, « Miss France » rouge minium orangé, « Queen Elizabeth » rose frais, « Samouraï » rouge cramoisi, « Super Star » rouge orangé clair.

A fleurs moyennes (galbées) en bouquets (floribundas).

Ce sont des rosiers à fleurs encore moins grandes que celles des précédents mais offrant une forme galbée, au moins au début de leur épanouissement, et réunies par bouquets de cinq fleurs ou davantage.

« Al Gold » jaune, « Arnaud Delbard » rose crevette, « Centenaire de Lourdes » rose, « Edith de Martinelli » rose pâle, « Fée des Neiges » blanc, « Guitare » jaune teinté rose, « Molly Mac Gredy » carmin à revers clair, « Rusticana » orangé feu.

À fleurs moyennes ou petites (mais non galbées), en bouquets (polyanthas ou hybrides de polyanthas).

Chez les polyanthas vrais les fleurs sont petites, doubles, formées en rosettes et réunies en très grand nombre sur les inflorescences. Chez les hybrides de polyanthas, elles sont souvent déjà plus grandes, mieux formées et réunies en moins grand nombre, mais tous ces rosiers se caractérisent par leur végétation, vigoureuse et touffue et leur floraison permanente.

« Alain » rouge foncé, « Concerto » laque géranium, « Diablotin » rouge orangé clair, « Distinction » rose franc, « Farandole » orangé, « Sarabande » orangé clair.

ROSIERS MINIATURES :

Ce sont de très petits buissons de 0,10 m à 0,25 m, à fleurs elles-mêmes de petites dimensions, tantôt en forme de rosettes, tantôt galbées. .. « Coralin » rouge géranium, « Perle d’Alcanada » rose carminé, « Perle de Montserrat » rose bengale, « Minuetto » rouge vermillon.

Arbustes à floraison printanière ROSIERS GRIMPANTS OU SARMENTEUX :

Ce sont aussi des rosiers ramifiés dès le niveau du sol mais produisant de longs rameaux qui réclament le soutien de murs ou treillages, pylônes, portiques, pergolas, etc.

Les rosiers grimpants se présentent sous des formes très diverses suivant la façon dont s’associent chez chacun d’eux les caractères suivants :

Rameaux raides ou rameaux souples ; grandes fleurs ou petites fleurs ; fleurs galbées ou fleurs en rosettes ; et pouvoir de « remonter », c’est-à-dire de refleurir en été et en automne ou absence de ce pouvoir.

ROSIERS GRIMPANTS, remontants, à grandes fleurs :

« Clg. (climbing — grimpant) Mme Herriot » rose corail, « Clg. Mme Pierre S. du Pont » jaune d’or, « Impératrice rouge » rouge carmin, « Mme Alfred Carrière » blanc carné.

ROSIERS GRIMPANTS, remontants, à fleurs moyennes :

« Danse du Feu » géranium orangé, « New Dawn » blanc carné, « Pink Cloud » carmin.

ROSIERS GRIMPANTS, remontants à petites fleurs :

Climbing Diablotin » rouge orangé, « Intervilles » rouge, « Iskra » rouge orangé.

ROSIERS GRIMPANTS, non remontants, à fleurs moyennes :

« Albertine » chamois rosé, « Neige rose » rose vif, « Paul’s scarlet climber » rouge.

ROSIERS GRIMPANTS, non remontants, à petites fleurs :

« American Pillar » rouge à œil blanc, « Dorothy Perkins » rose, « Excelsa » rouge.

ROSIERS SUR TIGES

Ce sont des rosiers constitués par une tige nue et droite d’églantier portant à son sommet une tête ramifiée, constituée par la variété de rosier que l’on a greffée en écusson sur cet églantier.

On cultive sur tige toutes les meilleures variétés des catégories à grandes fleurs et des floribundas, hybrides de polyanthas et polyanthas. :

« Caprice » rose framboise ‘et jaune, « Impérator » rouge velouté, « Kabuki » jaune, « Karl Herbst » rouge, « Mme A. Meilland » jaune rosé, « Mme R. Cassin » rose, « Pink Peace » rose, « Rose Gaujard » carmin, « Silva » saumoné, « Super Star » orangé, « Centenaire de Lourdes » rose, « Fée des Neiges » blanc.

ROSIERS PLEUREURS

Ce sont les rosiers obtenus par le greffage de rosiers grimpants à rameaux souples sur des tiges d’églantier, analogues à celles utilisées pour la formation des rosiers tiges, mais plus hautes (1,50 à 2,50 m par exemple).

« Dorothy Perkins » rose frais, « Excelsa » rouge, « New Dawn » rose pâle, « Paul Noël » saumon cuivré.

Catégorie: Les arbustes

r/rosiers.txt · Dernière modification : 15/01/2024 19:42 de Gaby